Mon amie Doriane - se lancer dans l'hexatrek

Quand Doriane m'a envoyé un message ce matin, j'ai bondi de joie ! Doriane elle vit, voyage et travaille en Australie depuis quelques années. Elle est partie à la fin de nos études de costumes, direction la Nouvelle Zélande. A l'époque elle m'a parlé du Te Araroa : un chemin de randonnée qui traverse les deux iles de la NZ, à travers plages, marécages et montagnes. 3OOOkm de nature sauvage et parfois hostile ! Alors, comme deux grandes aventurières et exploratrices on s'était dit qu'on le ferait ensemble. Puis le covid est arrivé, les confinements. Mon budget n'était de toute façon pas prêt du tout, alors au fond, ça m'arrangeait un peu...

Dans le fameux message de ce matin, Doriane me dit : « je vais rentrer en France 3 mois mais je vais rester dans le sud et probablement faire une partie de l'hexatrek. Si jamais tu es dans le coin dis le moi »

Évidemment je ne suis pas du tout dans le coin ! Mais revoir Doriane après 2 ans et demi, pour aller faire un bout de rando sur un chemin nouvellement balisé, ça me fait me téléporter directement n'importe où !!! Elle m'envoie une photo de l'étape 3, celle qu'elle prévoit de faire ; bah purée c'est beau !

L'étape 3 de l'hexatrek c'est 535km à travers les Hautes Alpes. On traverse et on escalades des montagnes, on profite de la nature, du bivouac, de l'autonomie. Tout ce qui me fait rêver !

Au début je cherche comment la rejoindre au milieu de la rando pour que ça colle à mes quelques plans du mois de juillet. Mais sur ce chemin on croise pas beaucoup de gares, le choix est limité et il faut réussir à bien s'organiser pour se retrouver.

Je continue à regarder des photos de l'hexatrek et je me rends à l'évidence. Je suis incapable de prendre le chemin en court de route et d'arrêter au bout de 100Km pour rentrer chez moi. J'annule mes plans et comme on disait qu'on était plus jeunes YOLO ! (you only live once = on ne vit qu'une fois)

Si je me lance dans l'aventure, je veux faire toute l'étape, partir avec mon amie et finir avec elle, en bonne santé et sans blessures si possible !

Cette nouvelle aventure vient balayer mes projets de l'été. Je voulais rester chez moi et profiter du jardin. Je m'étais dit que je partirai en septembre pour faire soit le chemin de Compostelle depuis ma maison, soit le tour du Portugal et Espagne par la côte, en stop , bus et train.

Je vais avouer quelque chose. J'ai marché une seule fois en montagne. C'était en Suisse, j'étais avec des amis grands randonneurs et on est montés au Säntis. Durant la montée j'ai fait des crises d'angoisse tellement j'avais peur du vide béant à coté de moi, et j'ai pleuré une fois arrivée en haut. Ne vous inquiétez pas, je raconterais aussi cette histoire !

Donc la montagne je connais pas. Je trouve que ça fait peur et que la nature veut nous tuer à chaque instant ! Il faut faire hyper attention où on met les pieds et avec un sac à dos qui fera environ 15kg, autant dire que c'est difficile de rester stable ! La météo peut changer très vite, il peut pleuvoir très fort et y avoir des orages. Ce trek je n'imagine pas le faire seule. Donc y aller avec Doriane, c'est la pichenette qui me propulse en avant.



Ce chemin, ce sera une nouvelle façon de me mettre à l'épreuve. Comment dans l'effort physique je vais puiser en moi les ressources pour continuer à avancer. Il me faudra dépasser mes peurs, celles de l'environnement extérieur mais aussi celles intérieures qui vont remonter probablement. Car la marche laisse libre court à l'esprit de vagabonder et de réfléchir, de faire remonter à la surface les souvenirs oubliés. Je vais éprouver mon corps, lui qui n'est pas habitué à faire beaucoup de dénivelé. Je vais devoir en prendre grand soin, le masser, l'étirer, lui parler, le motiver, le récompenser. Marcher c'est être avec soi même et apprendre à s'écouter mais aussi à se pousser. Quand mon corps et mon esprit vont me dire que j'en ai assez, comme dirait un aventurier connu « c'est qu'on a atteint seulement 30% de nos limites ». ou un truc du genre, mais en gros, quand on croit qu'on ne peut plus, on peut encore beaucoup !!

Et puis quand même, j'aime bien ça. Me faire mal, me pousser, tester mon endurance. Souvent je finis mes chemins les pieds en feu et les joues humides. Doriane elle est un peu comme ça aussi. Elle marche sous un soleil de plomb, sans eau, jusqu'à vomir ! (ne faites surtout pas comme elle !!!). On espère qu'en marchant toutes les deux on va se raisonner un peu, marcher tranquillement, profiter à fond des paysages.

Doriane c'est la seule personne en qui j'ai assez confiance pour me lancer dans un projet de cette taille. Elle est endurante, combattante. Je sais que je peux compter sur elle, et elle sur moi. Et puis on va réaliser notre rêve de grande randonnée sans aller à l'autre bout du monde (pour moi du coup) et à moindre frais.

Pour être au top le jour du départ (qui n'est pas encore fixé), je vais devoir entraîner mon corps doucement, préparer mon matériel.


Je vais continuer de raconter mes petites histoires ici, pour que vous puissiez à votre tour rêver à vous lancer dans une grande aventure, quelle qu'elle soit






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